LA
BETSIBOKA
La Betsiboka connut-elle aussi des noms à éclipses:
Manamboka ... Ranomainty ...
Nananhara… Mangara… Vigang… Aofammgara…Rivière
des mâts .. . Maningaro
.. Combetora .. Maningrao … Manyerroy… Munnonbaugher
... Rivière du riz ... Manakara ...
Pour les sakalava, c’ était la «
grande rivière » longue certes mais pas
saumâtre.
Quant aux îles de Kibondro et de Malaimbandy elles
furent anglicisées par
INVERARITY en Low, Islands. : les îles basses
(7)
LES ANTALAOTRA
Les habitants de la côte Ouest et Nord-Ouest s’appelaient
les Antalaotra : nom dérivé du Malayomélanésien
laout : mer et qui est resté dans l’appellation
du lac Alaotra.
« Au lXème siècle, et probablement
bien avant », écrit GRANDIDIER, les daous
ou navires de l’Oman y
venaient fréquemment chercher des esclaves et
de la cire avec des écaille. et, depuis lors,
la côte n’a cessé d’être
en
relations commerciales suivies avec l’Arabie,
la Perse, la côte nord-ouest de l’Inde et
la côte orientale de l’Afrique.
Relations qui ont jeté dans le Nord des colons
et emmené en divers points l’établissement
de comptoirs importants où
les musulmans Mancs de l’Asie étaient mêlés
à leurs coreligionnaires africains ou comoriens
métissés de nègre. I.es
Malgaches donnent le nom de «silamo» ou
plus communément «antalaotra » à
ces
étrangers d’origines très diverses
et à leurs descendants dont beaucoup ont eu pour
mère des femmes sakalava, et celui
d’ «arabo aux gens de passages.
Cette population musulmane qui était très
nombreuse au XVème et XVlème siècle
était tout à fait distincte des
malgaches ou «ouambouki «comme les appelaient
les habitants de la côte Africaine, non seulement
par leur religion
mais aussi par leur organisation sociale et leurs occupations
exclusivement commerciales.»
A cet apport arabe sur nos côtes il faut ajouter
l’arrivée, périodique, des indiens
malabars qui se
livraient à la piraterie et au commerce. Ils
tra?quaient avec l’intérieur du pays par
la Betsiboka.
De nombreux Mafakoas furent aussi amenés pour
les besoins des musulmans et d’après ALPHONSE
ALBUQUERQUE (1557) on trouvait sur la côte Ouest
des colonies de Makoa qui s’étaient enfuis
de
Mombaz et de Mogadiscio.
Plusieurs explorateurs visitèrent la côte
et ses comptoirs; certains, comme DUBOIS, dans «voyages
aux îles
Dauphine et Madagascar et Bourbon)} nous ont laissé
des relations sur les us et coutumes de l’époque:
« Ces arabes
ont au nouveau Macelages (baie de Boeni) une belle ville,
bourg. et villages où il y a des mosquées
et tombeaux:
superhes, citernes et maisons, le tout bien hastv de
pierres. Ce sont gens blancs comme les Européens
et ils
sont vestus à la turque…» (8).
La population de ces comptoirs variait entre 5.000 et
1 0.000 habitants.
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