1825 - 1873
Pendant une dizaine d’années, de l’ancienne
cité ?orissante, il ne restera que quelques cinquante
maisonsforteresses
qui ont résisté aux ?ammes. Le village
sakalava s’étirait vers l’Est, dans
le quartier de Bostany et
les cases se perdaient dans les jujubiers et les baobabs
dont quelques-uns subsistent près
des établissements Bonnet & Fils.
Un lagon accessible aux hautes marées
occupait l’emplacement actuel du jardin des ?laos.
La Pointe
du Caïman se prolongeait par un village de pêcheurs
dont on voir encore les vestiges à marée
basse. Toute la
partie qui va de l’actuel Bazar-Be à l’Hôtel
de Ville était occupée par des marais
que la mer envahissait.
Les abords appartenait à Madame BECKER. Cette
Sud-Africaine fut jetée sur la côte de
Soalala au
cours d’une tempête. Installée à
Majunga, elle devint Consul de France et d’Angleterre.
Les bateaux de Sa
Gracieuse Majesté saluaient sa visite à
bord d’une salve de coups de canons. A sa mort,
elle fut enterrée à
l’emplacement actuel du Bazar-Be et y demeura
jusqu’au début du siècle.
. Galiéni la spolia de tous ces terrains urbains.
Ses descendants intentèrent un procès
au gouvernement
Français mais il est toujours en cours!
Au nord de la ville, une source alimentait un grand
réservoir-fontaine où les antalaotra venaient
faire
leurs ablutions et assuraient le ravitaillement en eau
potable de la ville.
« On y voit encore », notait GUILLAIN en
1843, « un grand réservoir-fontaine d’où
l’eau tombe en
cascade dans un bassin. C’était là
que les vrais croyants venaient faire leurs ablutions
... les corolles bleues
des nymphées émeuvent l’âme
de l’explorateur …. Il y aurait là,
pour un artiste, le sujet d’un
ravissant tableau. »
Sous les différents règnes de Ranavalona,
de Radama II et de Rasoherina quelques soubresauts sporadiques
secouèrent encore la côte Ouest mais la
guerre se perdait vers le Nord. |