L’attractivité,
désormais indiscutable, de la destination MAJUNGA
(Mahajanga) ne doit rien au hasard. Forgée à
contre courant des autres promotions touristiques bénéficiaires
des « trompettes de la renomée», Majunga
s’est imposée pratiquement, par goût,
par expérience, par plaisir de vivre, par elle-même
pour devenir sans aucun support médiatique, symbole
de vacances saines, animées, joyeuses laissant
un merveilleux goût de mer active, de sable doré,
tiède et crissant, de vent du soir porteur d’arômes
grillés tandis que le couchant incendie de pourpre
l’occident mordoré du Canal de Mozambique.
Mahajanga est désormais incontournable, et ses
anciens détracteurs qui se répandaient en
« il n’y a rien à voir à Majunga
», répètent maintenant l’envie
« il y a tout à découvrir dans la
capitale du Boina ». Il
y a d'abord la sécurité qui ne serait
rien sans la gentillesse issue du mélange fécond
de toutes les communautés imbriquées associées
depuis la création de la Cité par les
Antalaotra, branche commerçante des Sakalaves,
très vite ouverte vers les Arabes, les Anglais,
les Portugais, les Américains, les explorateurs,
les comptoirs, les missionnaires français, les
grands navigateurs du Goudjrat. La légende dit
que "Karany" était le nom du capitaine
de la première goélette venue de Bombay.
Majunga est cosmopolite, ouverte,
oecuménique, saine, incroyablement jeune d'une
population dont le brassage se poursuit tard dans la
nuit sur les trottoirs terrasses du quartier de Mahabibo,
sur la Corniche gardée par la sentinelle ventrue
et accueillante du Baobab symbole plusieurs fois centenaire
chargé de dons bénéfiques et mystérieux.
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y a surtout cette inégalable atmosphère
de vacances dès le lever du jour quand le large
se constelle de triangles blancs en route vers la pêche
des bancs du large, dans la matinée où les
quatre grands marchés bruissent de tous les dialectes,
resplendissent de toutes les productions fraîches,
colorées et assurément bio, dans la mi-journée
où les restaurants proposent un délicieux
mélange local, européen, asiatique riche
et authentique, dans l'après-midi où la
sieste est un doux rituel qui peut être chargé
de musique et d'émotion suivie de longues promenades
qui mènent toutes en finale à l'immense
baie de Bombetoka où la grande Betsiboka hésite,
entre deux hautes marées, à mêler
ses rouges alluvions à la mer, faisant naître
années après années de longues lentilles
vertes, nouvelles îles vierges nées du brassage
émeraude de la mangrove du delta.
MAJUNGA ne se lasse pas et s'y l'on revient, de tout
Madagascar et peu à peu de tout l'Océan
Indien, c'est bien, comme le dit le bon sens populaire
:
"Qu'il doit y avoir de bonnes
raisons à cela"
à vous de le découvrir.
Par Maître Michel DUCAUD
Conseiller du GIT Boina |
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